Accueil : Blog

    Blog : consommons mieux !

vendredi 12 mars 2010

Le SDEA lance un injonction de couper le courant à... ERDF




Il y a vraisemblablement plusieurs semaines que le poste de transformation "MERANDA" de Romilly sur Seine a été accidenté.

Après avoir constaté que ce poste était maintenu en service bien que sa porte ne soit plus fermée, le Syndicat départemental d'énergie de l'Aube (SDEA) a demandé à ERDF, concessionnaire du réseau de distribution, de le mettre hors service. En février et début mars, le SDEA a adressé des courriers à ERDF pour l'alerter sur ce problème et lui demander d'y mettre fin. Le concessionnaire n'y a pas donné suite. Le syndicat, autorité concédante, observe que le poste Meranda "est situé à quelques centaines de mètres de l'agence d'exploitation, laquelle attendait l'indemnisation de l'assurance de l'auteur de l'accident pour intervenir".


Pour le SDEA, "cette situation étant de nature à compromettre la sécurité publique - il se trouve dans une zone d'habitations collectives denses et des enfants pourraient y pénétrer à la recherche d'un chat, chien, ballon... - une injonction de couper le courant a été adressée ce lundi 8 mars à ERDF".

Cette injonction a été faite en vertu de l'article 63 du décret du 29 juillet 1927:
«Le permissionnaire ou concessionnaire est tenu de couper le courant sur l'injonction de l'ingénieur en chef du contrôle et, dans le cas des concessions de distributions aux services publics ou de transport, de l'ingénieur en chef centralisateurs, lorsque le mauvais fonctionnement de la distribution ou du transport est de nature à compromettre la sécurité publique, ou lorsque la coupure est nécessaire pour permettre aux services publics d'effectuer, dans l'intérêt de la sécurité, la visite, la réparation ou la modification de quelque ouvrage dépendant de ces services.
En cas d'accident de personne ou de danger grave, des agents du contrôle assistant l'ingénieur en chef centralisateur ou les ingénieurs en chef du contrôle des distributions d'énergie électrique des départements et les fonctionnaires autorisés par l'article 17 de la loi du 15 juin 1906 à adresser les réquisitions au service du contrôle peuvent enjoindre, par les voies les plus rapides, au permissionnaire ou concessionnaire de couper le courant. Avis de l'injonction est, dans tous les cas, donné immédiatement à l'ingénieur en chef du contrôle ou de l'ingénieur en chef prévu à l'article 37 qui prend d'urgence les mesures nécessaires pour sauvegarder la sécurité peut requérir à cet effet le concours des autorités locales





Le SDEA a transmis une copie de cette injonction au Maire de Romilly-sur-Seine ainsi qu'à la DREAL. "Cette procédure semble efficace car ERDF a sécurisé le poste dans la journée", observe le SDEA.



Cliquez ici pour visualiser plus de photos.


Le Syndicat départemental d'énergie de l'Aube (SDEA) regroupe la totalité des communes auboises pour lesquelles il exerce plusieurs compétences: Distribution et fourniture d'électricité et de gaz, éclairage, vidéocommunication par câble, énergie renouvelable et maîtrise de l'énergie.

mercredi 1 juillet 2009

Que se passe-t-il?

Poteau électrique en feu.

Lire la suite

lundi 11 août 2008

Photos de vacances

Quelques photos de poteaux enfouis (Ile aux Moines, golfe du Morbihan).

Lire la suite

lundi 3 mars 2008

Plus de 6.200 incidents gaz en 2007

Selon la fédération énergie de la CGT, plus de 6.200 arrachements d'ouvrages et de canalisations de gaz ont été recensés en 2007 par Gaz de France. Pour le syndicat, ces faits « relèvent de la sécurité publique". La direction de Gaz de France a confirmé ces chiffres, indiquant cependant que la « grande majorité » de ces « incidents justifiant un contrôle des ouvrages" avaient été "sans conséquences".

Lire la suite

mercredi 31 octobre 2007

Bondy: questions sur les travaux

Un mort, plus de cinquante blessés, dont plusieurs dans un état très grave, deux voire trois disparus: l'ampleur du drame survenu hier, mardi 30 octobre, à Bondy pose inévitablement des questions.

Les plans
Surtout lorsqu'un entrepreneur met en cause la fiabilité des plans fournis par les concessionnaires (Gaz de France, EDF, Veolia...) au moment d'entreprendre des travaux. Dans le cas précis de Bondy, "les plans étaient fournis au 1/200ème, indique un observateur - qui tient à son anonymat. Ce sont donc des plans précis". Hélas, lorsqu'on conduit une pelleteuse, la précision n'est pas toujours de mise. "Y avait-il un grillage d'avertissement? Si oui, a-t-il été vu ou pas?"

En conséquence, poursuit cet observateur toujours anonyme, "les entrepreneurs sont plutôt mal placés pour faire ce type de remarques: depuis quelques années, les agressions sur les canalisations de gaz ont été multipliées par deux." Première explication : il y a de plus en plus de travaux (réseaux de télécommunications, remplacement de canalisations d'eau et d'assainissement...). Mais il y a aussi de plus en plus de sous-traitance. "Si le chef de chantier a le plan, ça ne veut pas dire que celui qui conduit la pelleteuse l'a !"

Déclaration de travaux
Pour entreprendre des travaux "à proximité d'une canalisation de produits chimiques, gaz naturel, ou hydrocarbures liquides et liquéfiés", il convient "de se renseigner sur l'existence des canalisations de transport en mairie, d'adresser une demande de renseignements aux exploitants des canalisations" et d'envoyer une Déclaration d'intention de commencement de travaux (DICT) à chaque exploitant de canalisation (décret n°91-1147 du 14 octobre 1991). Selon les informations disponibles aujourd'hui, il semblerait que cette DICT ait été effectuée dans les temps.

Ce n'est pas toujours le cas. Régulièrement, des travaux sont entrepris sans DICT... De fait, ce n'est pas un hasard si la loi du 7 décembre 2006 a durci les sanctions contre de telles pratiques, "certaines pouvant aller jusqu'au pénal". La loi prévoit jusqu'à 25.000 € d'amende en cas d'absence d'envoi de DICT et une "peine de six mois d'emprisonnement (assortie) d'une amende de 80.000 €" en cas d' "atteinte à un ouvrage de transport ou de distribution de gaz de nature à mettre en danger la sécurité des personnes et des installations ou la protection de l'environnement a l'obligation de la déclarer à l'exploitant de l'ouvrage. »''

Interruption du gaz
Entre l'explosion, peu avant 14 heures, et la coupure effective du gaz (vers 15h30, il s'est écoulé plus d'une heure et demie. Ecoutons à nouveau notre anonyme: Gaz de France a "écrasé le branchement qui fuyait", ce qui était une solution plus rapide que de "couper l'alimentation bien en amont. Comme il s'agit d'une canalisation moyenne pression, à 4 bars, il aurait de toute façon fallu beaucoup de temps pour que le gaz s'évacue."

Reste qu'une heure et demie, c'est long. A-t-on prévenu Gaz de France à temps? Où était l'équipe d'intervention la plus proche? Le groupe gazier indique qu'il s'agit de "décisions prises sur place, en collaboration avec les pompiers (et que) les faits seront établis durant l'enquête".

 
© 2009 - énergie2007.fr Qui sommes nous ? Contact Mentions légales Plan du site RSS