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vendredi 28 décembre 2007

Voeux


Energie2007 souhaite une excellente année 2008 à tous ses lecteurs !


(de retour le 2 janvier)



vendredi 21 décembre 2007

2008: deux bonnes résolutions pour Gaz de France?

Gaz de France fournisseur parvient aisément à séduire de nouveaux clients particuliers (environ 80% des contrats d'électricité au prix de marché).

Or, les abonnés actuels de l'opérateur gazier ne sont pas tous satisfaits, loin de là.
Or, les personnes démarchées ne le sont pas toujours dans des conditions très transparentes.

Un service clientèle à revoir

Factures surestimées, service clients surchargé, augmentation des délais de prises de rendez-vous... L'été 2007 a vu les clients de Gaz de France bien maltraités. Après que l'association UFC-Que choisir eut épinglé l'entreprise à ce propos, pointant du doigt les ratés de la séparation des activités de distribution et de fourniture, la direction commerciale de GDF avait indiqué que les problèmes rencontrés étaient en mesure d'être réglés. Que l'été 2007 ne serait plus qu'un mauvais souvenir.

Or, sur le blog d'Energie2007, quelques témoignages récents ont montré que ces difficultés n'appartiennent malheureusement pas au passé.

D'où une curiosité. Celle de taper "Gaz de France problème" sur un moteur de recherche. Aussitôt, l'on accéde à une succession de plaintes et complaintes. Ici, ce sont des coupures sans préavis, là des attentes interminables avec le centre d'appels synonymes de factures... téléphoniques plutôt élevées, dues à l'impossibilité de trouver le bon interlocuteur pour résoudre un problème. De manière banale revient le problème récurrent de factures élevées liées à des anticipations de consommation surestimées. Voire vraiment très très élevées ! Sans oublier ceux qui ne reçoivent pas de facture pendant plusieurs mois, la réclament en vain et craignent le jour où elle arrivera...

Au point de déboucher sur de fortes attitudes de refus : "si un jour je fais construire, je refuserai l'énergie Gaz. Il y a des alternatives".

Le site lesarnaques.com s'est fait une spécialité de répondre aux doléances des abonnés du fournisseur de gaz.


Une commercialisation pas toujours transparente

En octobre, Energie2007 avait évoqué le cas de ces habitants de l'Yonne à qui l'on avait fait signer de nouveaux contrats d'électricité, pour Gaz de France et Direct-Energie, sous prétexte de renouveler leur contrat avec EDF.
Une pratique commerciale que l'on peut qualifier de déloyale. Là encore, Gaz de France a reconnu le problème et indiqué avoir fait le ménage. Or, voici ce qui est arrivé récemment à des habitants d'Indre-et-Loire.

Lors d'une visite de leur chauffagiste, celui-ci leur propose une offre promotionnelle dans le cadre d'une campagne d'automne limitée dans le temps: "une remise sur l'abonnement EDF et Gaz de France, des prix fixes pendant 1 an, un interlocuteur unique avec une seule facture". Ils acceptent et signent un document baptisé conditions particulières de vente ainsi qu'une annexe à ces conditions particulières de vente. Mais ces documents ne comprennent pas d'informations précontactuelles : caractère réglementé ou non des prix/tarifs proposés, durée et conditions de renouvellement, conditions de résiliation, etc. Cependant, pourquoi ne pas faire confiance à leur chauffagiste et refuser d'avoir une seule facture au lieu de deux, en gagnant quelques euros? Sans le savoir, ils viennent de quitter les tarifs réglementés.

Quelques jours après, ils découvrent en effet qu'ils sont passés aux prix de marché.

Ils écrivent aussitôt à Gaz de France pour lui faire part de leur "grande surprise". C'est sans le vouloir et sans le savoir qu'ils ont souscrit "une offre de services (leur) faisant perdre le bénéfice des taifs réglementés" pour le gaz et pour l'électricité au 1er janvier 2008.
En parallèle, ils s'en plaignent auprès de leur chauffagiste. mais, surprise, celui-ci "tombe des nues", ignorant la teneur réelle des contrats Dolce Vita qu'il faisait signer. Et des contrats de ce type, "il y en a eu d'autres".
D'autres lettres suivent, "à titre conservatoire": à EDF, à la conciliatrice énergie du Syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire.

A ce jour, Gaz de France n'a pas donné de nouvelles.


Exemples isolés ? Peut-être. Mais exemples réels.

Alors, pour 2008, souhaitons à Gaz de France :

- de régler enfin les défaillances de son système informatique pour que les factures correspondent le mieux possible à la consommation de ses abonnés,
- d'opter pour la transparence et la sincérité dans ses démarches commerciales, y compris avec ses intermédiaires.




Consulter les conditions particulières de vente

Consulter l'annexe aux conditions particulières de vente


Accéder au forum "les fournisseurs".

jeudi 13 décembre 2007

La réversibilité totale mais pas pour tous?

La réversibilité totale mais pas pour tous... Dans le texte qui a été adopté le 12 décembre à l'Assemblée nationale, il est dit que "lorsqu’un consommateur final domestique d’électricité a exercé pour la consommation d’un site la faculté prévue au I de l’article 22 de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 précitée depuis plus de six mois, il peut, sous réserve d’en faire la demande avant le 1er juillet 2010, à nouveau bénéficier des tarifs réglementés de vente d’électricité mentionnés au premier alinéa du I de l’article 4 de la même loi."

« a exercé pour la consommation d’un site la faculté »

Problème : le texte conditionne la réversibilité à l’exercice préalable de l’éligibilité (c’est-à-dire le fait d’avoir choisi une offre au prix de marché). En conséquence, il vise tous les consommateurs domestiques d’électricité, sauf ceux qui n’ont pas exercé cette faculté et qui emménagent sur un site déjà passé aux prix de marché. Car l’éligibilité (possibilité de changer de fournisseur) est toujours liée au site et non à la personne qui l’occupe.

Qui est concerné ? Beaucoup de gens comme, par exemple, un étudiant qui emménage pour la première fois ou une personne qui a toujours conservé les tarifs réglementés et qui déménage sur un nouveau site. Dans ces deux cas, ces consommateurs, s’ils veulent bénéficier de la réversibilité, donc des tarifs réglementés d’électricité, devront selon toute vraisemblance d’abord souscrire une offre aux prix de marché et… attendre 6 mois.

Paradoxe : la proposition de loi adoptée par le Sénat ne visait que les consommateurs domestiques qui emménageaient ou déménageaient. Celle qui vient d’être votée à l’assemblée concerne tous les consommateurs, sauf ceux qui emménagent ou déménagent…

Ce petit « bug » juridique est évidemment involontaire mais devrait avoir pour conséquence d’obliger le Sénat à modifier la rédaction du texte lorsqu’il lui sera à nouveau soumis. Xavier Pintat, président de la FNCCR, avait fait une proposition de loi, dès juillet dernier, qui évitait cet écueil. Il défendra à nouveau le principe de la réversibilité totale… pour tous.

© FNCCR

mercredi 12 décembre 2007

Cette année, le 1er juillet tombe un 11 décembre

C'est le 11 décembre, en début de soirée, que tout s'est joué. Le dépôt, inattendu, de plusieurs amendements permettant la réversiblité totale a permis l'adoption, quelques heures plus tard, d'un texte qui concilie service public et concurrence, tarifs réglementés et prix de marché. Venant après deux avis, celui du Conseil d'Etat sur les tarifs réglementés du gaz, celui du Conseil de la Concurrence sur l'offre de gros d'EDF, ce texte, n'en doutons pas, marque la véritable ouverture à la concurrence. Au moins pour l'électricité puisque le gaz, conformément à ce qui avait été voté au Sénat, a été exclu hier du dispositif de la réversibilité totale. Pour l'électricité en tout cas, la France entre dans la norme européenne, rejoignant les autres Etats où les consommateurs peuvent choisir librement entre prix et tarifs. Cela a été justement souligné dans le débat hier soir, par Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine: "On peut aussi au nom de l’Europe donner la liberté de choisir, car le groupe des régulateurs européens a noté que nous sommes le seul pays, parmi ceux où coexistent tarifs réglementés et marché, à ne pas autoriser la réversibilité pour les petits clients."

D'ici quelques jours, début 2008 a promis Luc Chatel, les Français pourront donc opter pour des offres au prix de marché. Si elles ne leur conviennent pas, ils auront la possibilité de retrouver des tarifs réglementés. Et vice versa.

Faut-il s'en réjouir? Oui, indiscutablement.

  • D'abord, la "réversibilité", en fluidifiant le marché, confirmera que les tarifs réglementés sont compatibles avec les obligations européennes de la France. Si la concurrence est effective, nul besoin de chercher un bouc émissaire.
  • Ensuite, que les consommateurs, en exerçant leur choix, stimuleront et le marché régulé et le marché libre. Les offres des uns seront comparées à celles des autres. Tout le monde y trouvera son compte, à commencer par les fournisseurs alternatifs, tenus de s'aligner sur le modèle d'excellence des tarifs réglementés.
  • Enfin, dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, émerge d'un nouveau mode de consommation d'énergie. Peu importe ici que le consommateur opte pour les tarifs réglementés ou les prix de marché. Ce qui compte désormais, ce sera la pédagogie du portefeuille où, comparaison oblige, chacun prendra conscience du coût de l'énergie, non pas en pestant machinalement contre une facture qui revient tous les deux mois, mais bien en regardant au plus près sa consommation et en s'interrogeant sur les moyens de la réduire. Il faut se réjouir de ce que les premières offres des nouveaux fournisseurs aient toutes mis l'accent sur les économies d'énergie.

Tout cependant reste à faire. Un marché qui s'ouvre suscite des questions. Il faudra aider les consommateurs dans leur apprentissage du marché. La FNCCR et ses adhérents s'y emploieront, dans les prochaines semaines, en lançant Clair'Energie, un label qui distinguera les offres les plus vertueuses.

Le texte doit maintenant être examiné au Sénat, pour une adoption définitive. Peut-être sera-ce l'occasion de reposer la question de la réversibilité totale pour le gaz. Reste, enfin, une interrogation, que le débat d'hier soir a posé à plusieurs reprises: pourquoi une date butoir qui avalise la fin des tarifs réglementés en 2010, dès lors que leur coexistence avec les prix de marché fait l'objet d'un consensus? Jean-Claude Lenoir, député de l'Orne et rapporteur du texte, a apporté au cours du débat un début de réponse : "Que ferons-nous au 1er juillet 2010 ? Nous observerons comment les tarifs évoluent pour adapter les dispositions. Que décidera la Commission européenne ? Elle n’est pas contre les tarifs, s’ils sont encadrés. Comment évolueront les prix de l’énergie, la politique des entreprises ? Nous ne le savons pas. D’ici là, nous réfléchirons aux dispositions à prendre pour répondre aux préoccupations des consommateurs et à cette exigence du Président de la République, de rendre aux Français une partie de la rente nucléaire."

Consulter l'article adopté.
Consulter le compte-rendu analytique.

lundi 10 décembre 2007

Tarifs réglementés de l'électricité et du gaz J-1

Réversibilité totale ou partielle? Le débat aura lieu demain soir.
Et les positions sur ce sujet dépassent les clivages politiques. Voici celle de Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine et secrétaire national de l'UMP, en charge de l'économie, des finances publiques et des nouvelles technologies, qui replace la réversibilité dans le contexte d'une augmentation attendue du tarif réglementé du gaz:
«J’ai été un peu énervé quand j’ai vu le président de GDF demander une augmentation à 2 chiffres sur le prix du gaz. Alors qu’on sait tous les efforts que nous sommes en train de faire, il y a une mascarade dans notre pays depuis d’ailleurs très longtemps, ce n’est pas nouveau, qui est que le président de GDF, quel qu’il soit, si ce n’est pas celui-ci, ça peut être le précédent, annonce une augmentation à 2 chiffres, lance ça un peu comme un ballon d’essai. On voit les réactions, après il saisit le gouvernement, le gouvernement ensuite saisit la commission de régulation qui, elle, fixe un prix et finalement on arrive à une augmentation beaucoup plus raisonnable. Moi ce que je demande, c’est que, le gouvernement étant en train en ce moment même de renégocier le contrat de service public de GDF, je souhaite que ce soit un système de fixation équilibré du prix du gaz qui est lié, on le sait tous, au prix du pétrole, soit à l’intérieur de cette négociation. Et puis par ailleurs je pense qu’il est temps que nous nous posions la question et que nous débattions de la réversibilité. France Telecom ou Free, vous prenez de l’internet, si vous passez de France Telecom à Free, vous avez le droit de revenir à France Telecom si Free ne vous plaisait pas. Ce genre de proposition fera partie du rapport. Sur le gaz par exemple on n’a pas le droit de revenir si on va vers une autre entreprise. Il faut une réversibilité pas seulement en cas de déménagement, il faut une réversibilité. Il faut que le consommateur puisse choisir, qu’il y ait une vraie concurrence. »

La version intégrale est disponible sur le site de la Chaîne parlementaire.

Pour se préparer, on lira aussi le compte-rendu des travaux de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.

 
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